Un « stage de pauvreté obligatoire pour les élus et les hauts fonctionnaires »

Les personnes en situation de fragilité, victimes d’un handicap ou précaires, ont proposé aujourd’hui «un stage de pauvreté obligatoire pour les élus et les hauts fonctionnaires et travailleurs sociaux», parmi une vingtaine de propositions à verser au grand débat.

Une dizaine de délégations représentant les plus vulnérables dans la société ont élaboré ces propositions lors de débats en région et d’une journée de restitution lundi au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Parmi les propositions, un RSA dès 18 ans et la revalorisation des minimas sociaux, la fin du nomadisme d’hôtel en hôtel pour les familles pauvres, des accueils de jour pour les sans-abris 7 jours sur 7 toute l’année ou encore la gratuité des transports en commun pour les ménages les plus modestes.

Des dizaines de consultations locales ont été menées dans toute la France par Emmaüs Solidarité, des antennes locales du service civique, APF France handicap, le Samu social de Paris, l’Armée du Salut à Marseille et Mulhouse notamment. François, de la résidence William Booth de l’Armée du Salut à Marseille, Nadine, de l’association APF France Handicap, Gamal du Samu social de Paris et plusieurs dizaines d’autres ont fait état de leurs constats et de leurs solutions devant le ministre chargé de la Ville et du Logement Julien Denormandie et la secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé Christelle Dubos.

L’environnement n’a pas été oublié. «Tout le monde veut du bio, manger mieux est un enjeu de santé publique», a souligné Gamal. Bernadette, venue de Bretagne, a réclamé «la fin du glyphosate tout de suite», parce que «la santé de nos enfants c’est maintenant». Plusieurs délégués ont appelé les ministres à «faire appliquer les textes», qu’il s’agisse de la part des logements sociaux dans les villes ou de l’accessibilité pour les handicapés. Julien Denormandie a promis «non pas que tout sera repris mais que tout sera étudié avec précision».

En préalable, les participants avaient noté qu’on les sollicitait toujours pour des témoignages, mais rarement pour leur expertise, une mise en garde pour la suite du grand débat.

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